Le camp SIDPUHIYMANOP

Special report by Serge TREFEU (2009)

 

 

Le Sidpuhiymanop est un minuscule camp qui est ouvert depuis un an et demi seulement. Il se trouve dans la station balnéaire touristique d’Ao Nang près de Krabi City. Il est dans un petit village au bord de la route dans les terres, loin de «la croisette luxueuse» d’Ao Nang beach…

Mister Udom, le propriétaire, à 48 ans a décidé de monter ce petit camp après avoir exercé son métier d’entraineur pendant 20 ans dans le camp Kiathontong qui est à 80 Km de Krabi.

Cet ancien boxeur compte une cinquantaine de combats à son actif. Il n’a pas fait une grande carrière mais sa passion est plutôt d’entrainer et former des jeunes.

C’est pourquoi après avoir acheté un bout de terrain près du lieu où il a grandi, il a monté une petite structure pour y enseigner le Muay Thai.

Un ring recouvert d’un toit en tôle et un sac de frappe suffisent pour entrainer la poignée de boxeurs dont Mister Udom s’occupe. Il est aidé par son beau-frère qui tient aussi les paos aux apprentis champions…

Ils sont cinq enfants à s’entrainer quotidiennement dans ce petit camp. Vers 17 H après l’école, ils rangent leurs cahiers de classe, enlèvent leurs uniforme scolaire et enfilent leurs short de boxe pour une autres leçon, plus physique celle là…

Le plus jeune de ces nakmuay est le propre fils du propriétaire. Il s’appelle Nugrobdam et à seulement 6 ans a déjà effectué un combat !

Ensuite il y a Meugdablek et Sidrug qui ont tout les deux 13 ans et ont chacun combattu six fois. Dammaharat lui n’a que 10 ans mais a fait déjà cinq combats. Enfin le plus expérimenté est Phet Oongthong qui à 12 ans combat dans les grands stadium du sud à Phucket, Koh Lanta et Ao Nang. Son palmarès est déjà pas mal pour son âge avec 20 combats et seulement une défaite !

Malgré leurs petites tailles ces enfants s’entrainent avec sérieux et les séances aux paos sont percutantes. Mais c’est plus un jeu qu’un entrainement pour ces gamins qui aiment se défouler. Et regarder le plus petit d’entres eux taper sur les paos est assez amusant. L’entraineur est obligé de se mettre à genoux sur le ring pour que ce mini nakmuays puisse taper dedans…

Mister Udom s’occupe de ses petits boxeurs comme ses propres enfants sans vouloirs trop les pousser à la limite de leurs capacités. Dans certains camps les jeunes boxeurs ont l’obligation du résultat, l’argent doit rentrer dans les caisses et faire vivre le camp sous peine de faillite, la pression sur les boxeurs est donc omniprésente.

Ici ce n’est pas le cas la santé de ces « poulains » passe avant l’argent. C’est familial et Udom prend plus de plaisir à entrainer ces boxeurs qu’à les voir combattre chose assez rare dans le milieu du Muay Thai en Thaïlande. D’ailleurs les noms de tous ses petits combattants est fièrement inscrit sur une belle plaque de bois qui orne à l’entrée du « camp »…

 

 

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